Pour que les relations entre centre de formation et tuteur en entreprise soient les meilleures possibles, il est bon de rappeler que chacun d'eux incarne une logique différente que chaque acteur doit connaître.
Le tuteur en entreprise est avant tout un professionnel et sa préoccupation prioritaire n'est pas la formation même s'il s'y implique volontiers. Ses disponibilités sont limitées et il vaut mieux s'attendre à ce que ce soit le centre de formation qui aille au-devant de l'entreprise que le contraire.
De plus, le tuteur a tendance à privilégier la relation entre lui et le jeune, entre formateur et formé, et à ne pas prendre en compte le tiers, c'est-à-dire le centre de formation. Or ce dernier, en tant que tiers justement, a un rôle important à jouer.
Enfin le tuteur a un langage de professionnel qui n'est pas nécessairement celui du formateur. Il est donc important de se mettre d'accord sur le sens des termes employés ou du moins de repérer les écarts. Le correspondant du centre de formation, par exemple, devra repérer qu'un vocabulaire interne à une entreprise, parfois impropre, s'est installé par consensus entre les professionnels de cette dernière. Dans le cadre de la mission, ce langage s'impose à l'élève en formation. Le professeur devra en tenir compte dans son suivi et avertir l'élève du décalage qui peut le pénaliser dans ses évaluations futures. Dans l'entreprise, le tuteur reste l'interlocuteur privilégié du centre de formation. Son rôle auprès du jeune au cours de sa formation en entreprise est essentiel. Il contribue de manière évidente au succès de cette formation et permet de rendre le jeune plus rapidement opérationnel.
