Petit à petit, les mentalités changent. Universités et entreprises commencent à nouer un dialogue et à imaginer des projets de recherche communs. L'un des exemples les plus parlant est le développement important des laboratoires publics-privés.
Ces structures associent de manière étroite et pérenne sur le moyen-long terme les compétences de chercheurs publics et privés autour de problématique de l’entreprise partenaire.
Les laboratoires se fondent sur une mutualisation des moyens et un engagement sur une durée supérieure à la recherche partenariale sur contrat ou projet (en moyenne, 4 à 5 ans renouvelés 1 à 2 fois).
Le partenariat est marqué par la poursuite d’intérêts partagés et l’élaboration en commun d’une stratégie de recherche garantissant des questionnements à la fois fondamentaux et à finalité applicative. En six ans, ces structures ont plus que doublé. Elles sont actuellement au nombre de 214 sur le territoire français.
Une dynamique dont se félicite Valérie Pécresse : "Ces laboratoires public-privé qui représentent la forme la plus intégrée de recherche partenariale entre opérateurs de recherche académiques et acteurs industriels".
Et la ministre ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Actuellement, ce sont plus de 4 000 chercheurs qui travaillent dans les laboratoires public-privé et "ce nombre devrait augmenter très fortement ces prochaines années, notamment grâce aux 3 milliards d’euros prévus afin de constituer des Instituts de recherche technologique ainsi que des instituts d’excellences dans les énergies décarbonées", promet-elle.
214 laboratoires publics-privés dont 155 correspondent strictement à des équipes mixtes entre établissements de recherche et entreprises.
Les laboratoires publics-privés impliquent :
Source : Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche