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Un Master pour devenir manager

Les cadres souhaitant évoluer vers des postes d’encadrement et de management peuvent compléter leur formation par l'obtention d'un Master d'une école de commerce ou d'un IAE.

"Il arrive de plus en plus souvent que des cadres, à un moment donné de leur carrière, se rendent compte qu’ils leur manquent des compétences pour progresser et arriver à des postes d’encadrement et de management, constate Christophe Boisseau, directeur marketing et communication de l’institut de formation professionnelle qualifiante IGF-CNOF. Ils devront alors compléter leur formation initiale."

Les Masters des écoles supérieures de commerce (ESC) répondent parfaitement à ce type de besoin, notamment pour les cadres souhaitant se spécialiser. Car chaque établissement dispose d’un domaine de prédilection : la finance du côté de l'Essec et de HEC, l'entrepreneuriat à l'EMLyon Business School, le luxe à l'école supérieure de commerce et de marketing Istec, le tourisme à l'ESC La Rochelle ou les nouvelles technologies à l'EM Normandie et Skema…

Transversalité et régionalité des IAE

Les futurs managers désirant acquérir des compétences plus transversales gagneront à s’orienter vers un IAE. Ces écoles rattachées à des universités sont en effet renommées pour leurs pôles de recherche, leur pédagogie plus axée sur la théorie que les écoles de commerce ainsi que leurs connaissances des besoins régionaux.

D'ailleurs, il ne faut surtout pas négliger la localisation du cursus dans son orientation. Un master réputé et internationalisé n'aura pas grand intérêt pour un salarié travaillant dans un contexte de proximité. "Ceux qui souhaitent profiter des opportunités du marché asiatique, par exemple, pourront tenter une formation moins connue mais se trouvant à Shanghai ou à Pékin, pour mieux comprendre les mécanismes de ce marché et tisser un réseau", conseille ainsi un recruteur.

Les classements, une piste de choix

Comme les étudiants, les cadres salariés ont besoin de références pour bien s’orienter sur un marché de l'enseignement de plus en plus mondialisé. Dans cette perspective, les classements peuvent constituer une bonne piste à suivre, donnant un certain nombre d’indications ainsi qu’une vue d’ensemble sur une formation.

Celui du Financial Times, relatif aux Masters in Management (MIM) et dévoilé le 19 septembre dernier, est ainsi établi à partir de données récoltées auprès des établissements et des anciens étudiants, comme l’insertion professionnelle à trois mois, les langues, les doctorats, le retour sur investissement ou encore le placement success. Des éléments qui permettent en l’occurrence aux écoles françaises d’être fort bien représentées, avec 17 établissements présents sur 65 classés, même si elles ont perdu la tête du classement au détriment de l’université Suisse de St Gall.

"Le grand avantage des exercices de classement est de décliner des messages simples, tranchés, facilement transmis et perçus", reconnaît ainsi une analyse de la Direction de l’évaluation de la prospective et de la performe (DEPP). Mais l’organisation avertit aussi sur le fait qu’"il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit toujours de simplifications extrêmes". Le rang des établissements peut ainsi énormément varier d’un classement à l’autre.

Classification ou labellisation

Afin d’éviter cette simplification, une des solutions avancée consiste à procéder, avant tout classement, à une typologie ou à une classification, afin de ne comparer que ce qui est comparable.

Il est également possible de s’intéresser aux labels. Certaines écoles affichent, par exemple, les appellations AACSB, AMBA ou EQUIS, qui sont trois accréditations internationalement reconnues et qui constituent un gage de qualité. Autre label : celui de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), qui accrédite les mastères spécialisés. Ou encore, concernant les IAE, le label Qualicert certifie la qualité des services comme la valeur ajoutée des formations, l’ouverture internationale ou encore la performance en matière de partenariats avec des entreprises.

Le chiffre : 37, soit le nombre d'écoles de commerce membres de la Conférence des Grandes Ecoles qui confèrent le grade officiel de Master.

Julien Pompey, Le GREP

Le GREPMardi 08 Novembre 2011
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