Stages et Recrutement - Mis en ligne le 22-06-2011
La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) vient de révéler les résultats de sa 19e enquête sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Aux indicateurs traditionnels de la situation de l'emploi des jeunes ingénieurs et managers, la Conférence des Grandes Ecoles a ajouté celui de la satisfaction dans l'emploi occupé.
Les jeunes diplômés interrogés par la CGE (promotions 2009 et 2010), semblent globalement plutôt satisfaits dans leur emploi. Cet indicateur, noté sur une échelle de 1 à 5 du "très insatisfait" au "très satisfait", s'élève en effet à une moyenne générale 4,05.
De manière attendue, "la satisfaction dans l'emploi et la rémunération vont globalement de pair", notent également les auteurs de l'enquête. Sur le diagramme réalisé par la CGE on voit ainsi apparaître les titulaires d'emplois en CDD se situer dans la zone des "moins satisfaits-moins rémunérés", à l'opposé des CDI, placés dans l'espace opposé du cadran. Cette répartition s'observe également en fonction des genres, les ingénieurs ou managers femmes apparaissant comme moins bien rémunérées et moins satisfaites que leurs collègues masculins.
Les secteurs proposant les meilleures rémunérations sont aussi généralement ceux où les jeunes diplômés se déclarent les plus satisfaits. L'énergie, le luxe, le BTP, la chimie-pharmacie et l'immobilier, qui présentent les niveaux de satisfactions dans l'emploi les plus élevés, affichent ainsi des niveaux de rémunération équivalents ou supérieurs à la moyenne générale (36 000 € brut avec primes).
"Certains critères échappent à cette relation rémunération-satisfaction", remarque néanmoins l'enquête, citant l'exemple des ingénieurs qui "à niveau de rémunération inférieure et quel que soit leur sexe, se déclarent plus satisfaits de leur emploi que les managers, et ceux en province plus satisfaits que ceux qui travaillent en Ile-de-France".
Autres exceptions notables, les secteurs "cabinet d'audit", "société de conseil" et "institutions financières" montrent des niveaux de satisfaction bien moindres que ce que leur niveau de rémunération permettrait d'attendre. Les cabinets d'audit, qui offrent une rémunération proche de la moyenne générale, sont de tous les secteurs d'activité celui qui présente la satisfaction dans l'emploi la plus faible.
La relation rémunération-satisfaction paraît enfin moins évidente lorsque ce sont les services/ départements dans lesquels opèrent les jeunes diplômés qui sont pris en compte. Ainsi, les diplômés exerçant dans les services "administration, gestion, finance, comptabilité" affichent une satisfaction dans l'emploi comparable à ceux du "développement durable", alors que les premiers ont les niveaux de rémunérations bien plus élevés.De même, si les services "audit" et "production exploitation" présentent des niveaux de rémunération très proches, leurs degrés de satisfaction sont opposés, les diplômés exerçant dans l'audit se montrant moins satisfaits.
L'enquête de la CGE donne néanmoins un indice pour la lecture de ces résultats, en mesurant la corrélation entre les différents critères de satisfactions (rémunération, localisation de l'entreprise, autonomie, conditions de travail, relations avec les collègues) et la satisfaction globale dans l'emploi.
La satisfaction par rapport à la localisation de l'entreprise intervient très peu dans la satisfaction globale, observe l'étude. Les critères de la rémunération et des relations avec les collègues influencent en revanche cette satisfaction globale, mais se situent au dessous des conditions de travail et, plus encore, de l'autonomie, "qui sont les deux facteurs les plus corrélés avec la satisfaction dans l'emploi".